« Le principe du pollueur-payeur est un principe juste. Une entreprise qui pollue doit assumer les coûts liés à cette pollution. Mais ce principe doit s’appliquer à tous les producteurs qui souhaitent vendre sur le marché européen, pas uniquement à ceux qui produisent en Europe. »
La directive prévoit de faire contribuer l’industrie pharmaceutique au financement du traitement avancé des eaux usées afin d’éliminer les résidus de médicaments présents dans l’environnement.
Pour Yvan Verougstraete, le risque est réel de pénaliser davantage les producteurs européens tout en laissant de côté une part importante de la production mondiale de médicaments, aujourd’hui localisée hors de l’Union européenne.
« Nous imposons des normes environnementales parmi les plus exigeantes au monde à nos entreprises, mais nous continuons à importer des médicaments fabriqués dans des conditions que nous n’accepterions jamais sur notre territoire. Cette approche ne réduit pas la pollution mondiale. Elle la déplace. »
L’eurodéputé estime que l’accès au marché européen doit être conditionné au respect des mêmes exigences environnementales, quel que soit le pays de production.
« Chaque entreprise qui veut vendre ses produits en Europe doit respecter les mêmes règles. C’est une question d’équité, mais aussi de crédibilité. Nous ne pouvons pas demander toujours plus à nos entreprises tout en fermant les yeux sur les pratiques de leurs concurrents étrangers. »
Au-delà de l’enjeu environnemental, Yvan Verougstraete souligne également les conséquences possibles sur la disponibilité et le coût des médicaments, en particulier des médicaments génériques, essentiels à la maîtrise des dépenses de santé et à la sécurité d’approvisionnement.
« Une politique environnementale efficace doit réduire la pollution sans fragiliser notre capacité à produire et à garantir l’accès aux médicaments. L’Europe doit viser les deux objectifs simultanément. »
Pour l’eurodéputé, la solution passe par une application cohérente du principe du pollueur-payeur, fondée sur des exigences identiques pour tous les acteurs présents sur le marché européen.
« L’Europe doit cesser d’opposer ambition environnementale et souveraineté industrielle. Les deux vont de pair. »
Porte-parole – Emmanuel Foulon : 0032 497 59 41 86