Nous parlions déjà d’un angle mort stratégique.
Nous évoquions déjà la possibilité de sabotages à distance.
Nous appelions déjà à des règles strictes, fondées notamment sur l’origine des équipements et sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Ce matin, la Commission européenne annonce qu’elle va progressivement exclure les onduleurs provenant de fournisseurs à haut risque des projets énergétiques financés par l’Union.
C’est une décision importante. Nécessaire. Attendue.
« Elle reconnaît explicitement que la cybersécurité est devenue une dimension centrale de notre souveraineté énergétique. Elle acte aussi une réalité que nous mettions en lumière : dans un système énergétique de plus en plus connecté, chaque composant compte, y compris les plus discrets. »
En conditionnant les financements européens à des exigences de sécurité renforcées, la Commission envoie un signal clair. La transition énergétique ne peut pas se faire au détriment de notre sécurité collective.
Nous nous félicitons de cette avancée.
« Elle va dans le sens des recommandations que nous formulions il y a un an : mieux encadrer les équipements critiques, intégrer le facteur géopolitique dans l’évaluation des risques, renforcer la résilience de nos infrastructures. »
Ce mouvement devra maintenant se poursuivre.
La question des installations déjà en place reste entière. La montée en puissance de capacités industrielles fiables en Europe et chez des partenaires de confiance sera déterminante. Et la coordination entre États membres devra s’intensifier pour éviter toute faille dans notre dispositif de protection.
« Ce dossier le montre clairement : anticiper les vulnérabilités n’est pas un luxe, c’est une responsabilité. Nous continuerons à porter cette exigence, avec constance. » conclut Yvan Verougstraete.
Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86