Pas de droits, pas de chocolat

L’Europe assume ses responsabilités sans abandonner les producteurs de cacao.

Le Parlement européen se prononcera ce midi sur un accord international qui encadre la coopération mondiale dans le secteur du cacao.

« Derrière ce vote, une exigence simple : nous devons garantir que les produits qui arrivent sur le marché européen respectent des standards environnementaux et sociaux clairs, et ce tout le long de la chaîne de production », souligne l’eurodéputé Yvan Verougstraete.

 

Mais au-delà du seul marché européen, ce texte s’inscrit dans une logique internationale plus large visant à stabiliser et rendre plus durable l’ensemble du secteur mondial du cacao.

Il promeut notamment une meilleure articulation entre développement économique, social et environnemental, en lien avec les Objectifs de Développement Durable, ainsi que le soutien à l’innovation et à la coopération internationale dans la filière.

« Ce texte introduit également un objectif central : progresser vers un revenu vital pour les producteurs de cacao, notamment à travers des prix plus rémunérateurs, afin de renforcer la durabilité économique du secteur. »

Aujourd’hui, une grande partie du cacao consommé en Europe provient de pays comme la Côte d’Ivoire ou le Ghana, où les producteurs restent souvent les maillons les plus fragiles de la chaîne de valeur mondiale.

« A noter que dans un contexte où les cours du cacao ont chuté de près de 70 % depuis 2024, fragilisant encore davantage certains producteurs, les consommateurs européens, eux, ne voient pas la couleur de cette diminution dans les rayons de supermarché. »

L’Europe peut et doit garantir que les produits qui arrivent sur son marché respectent des standards clairs : respect des droits fondamentaux, absence de travail forcé, dignité des conditions de production et ce à tous les niveaux de la chaîne de production.

C’est notre responsabilité. 

Le Parlement appelle donc à maintenir un haut niveau d’exigence sur les produits entrant sur le marché européen, tout en renforçant la coopération internationale et les mécanismes permettant une meilleure rémunération des producteurs.

« L’Europe a les moyens de peser. Elle doit s’en servir pour tirer vers le haut les standards, sans laisser les producteurs seuls face à ces exigences », conclut Yvan Verougstraete.

 

Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86