« Depuis des années, nos entreprises respectent des règles strictes, en matière de sécurité, d’environnement et de conditions de travail. Pendant ce temps, certaines plateformes étrangères inondent notre marché avec des produits à prix cassés, souvent non conformes. Ce n’est pas de la concurrence, c’est une distorsion organisée », dénonce Yvan Verougstraete.
Dans un texte consacré à la concurrence déloyale voté ce mercredi, le Parlement européen pointe clairement les dérives d’un modèle économique fondé sur des coûts artificiellement bas, alimentés par des subventions publiques massives et des normes moins exigeantes, notamment en Chine.
Des plateformes comme Shein ou Temu sont directement dans le viseur. Leur croissance fulgurante s’accompagne d’un afflux massif de produits qui échappent trop souvent aux contrôles européens.
« Derrière ces prix imbattables, il y a trop souvent des produits dangereux, des règles contournées et une concurrence déloyale qui fragilise nos PME. Ce sont nos entreprises, mais aussi nos consommateurs, qui en paient le prix », souligne-t-il.
Le texte met en lumière plusieurs failles majeures, l’absence de traçabilité claire, des contrôles insuffisants, et des exemptions douanières qui ont longtemps favorisé l’arrivée massive de colis à bas coût.
Pour Yvan Verougstraete, la suppression des avantages accordés aux colis de moins de 150 euros et le renforcement des contrôles vont dans la bonne direction, mais restent insuffisants.
L’Europe doit cesser d’être naïve. Ouvrir notre marché ne peut pas signifier accepter n’importe quoi. Les règles doivent être les mêmes pour tous, qu’on produise à Charleroi ou qu’on expédie depuis l’autre bout du monde.
Il appelle à aller plus loin, en renforçant les moyens des douanes, en imposant une traçabilité stricte des produits, et en responsabilisant pleinement les plateformes en ligne.
« Il ne peut pas y avoir de marché unique sans règles du jeu équitables. Chaque produit non conforme qui entre sur notre marché, c’est une entreprise européenne mise en difficulté. Et derrière, ce sont des emplois qui sont en jeu. » conclut Yvan Verougstraete.
Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86