Marchés publics : l’Europe doit apprendre à acheter ce qu’elle fabrique et ce qu’elle invente

« Alors que la Commission européenne présente aujourd’hui sa réforme des marchés publics et son European Innovation Act, il est important de faire de la commande publique un véritable levier d’innovation et de compétitivité européenne » explique l’Eurodéputé Yvan Verougstraete, Vice-Président de la Commission Industrie et membre de la Commission Marché intérieur.

L’Europe ne manque ni d’idées, ni de chercheurs, ni de start-ups innovantes. Mais elle peine encore à transformer suffisamment ses innovations en entreprises capables de grandir et de devenir des leaders mondiaux.

Alors que la Commission présente aujourd’hui une réforme des règles européennes de marchés publics ainsi que son European Innovation Act, Yvan Verougstraete appelle à changer de logique : la commande publique ne doit pas seulement acheter ce qui existe déjà. Elle doit aussi contribuer à faire émerger les solutions et les entreprises de demain.

« Nous investissons beaucoup dans la recherche et l’innovation, mais nous ne donnons pas toujours à ceux qui innovent les moyens de passer du laboratoire au marché. Nos marchés publics peuvent être un formidable premier client pour nos PME et nos start-ups. »

Pour Yvan Verougstraete, trois priorités doivent guider cette nouvelle approche :

→ Simplifier l’accès aux marchés publics, en particulier pour les PME et les start-ups innovantes, afin que la complexité administrative ne soit pas un obstacle à leur développement.

→ Permettre aux pouvoirs publics de tester et d’acheter plus facilement des solutions innovantes, notamment grâce à la nouvelle procédure d’« innovation challenge » annoncée par la Commission.

→ Introduire une préférence européenne ciblée pour les achats publics de R&D, afin qu’une partie de la valeur créée grâce aux investissements publics bénéficie à l’économie européenne et permette à nos entreprises de changer d’échelle.

« Le Made in Europe ne doit pas seulement signifier produire en Europe. Il doit aussi signifier inventer, tester, acheter et faire grandir en Europe. »

Pour Yvan Verougstraete, cette évolution ne signifie pas fermer les marchés publics européens à la concurrence internationale. Elle signifie utiliser intelligemment la puissance d’achat du marché européen pour renforcer notre innovation, notre industrie et notre compétitivité.

« Nous avons un marché de 450 millions de consommateurs. Utilisons aussi nos marchés publics pour donner à nos entreprises innovantes les premiers clients dont elles ont besoin pour devenir les champions européens de demain. Acheter européen est sans nul doute plus efficace que n’importe quel subside » conclut l’Eurodéputé Yvan Verougstraete.

Porte-parole : Emmanuel Foulon – +32 497 59 41 86