10.0000 emplois perdus
Rappelons que l’industrie sidérurgique européenne représente un secteur stratégique pour l’économie, la transition industrielle et la défense européenne. Depuis 2008, près de 100 000 emplois ont disparu dans le secteur en Europe, sous l’effet notamment de la surcapacité mondiale et d’une concurrence déloyale massive.
Une réduction drastique des quotas d’importation d’acier ainsi qu’un durcissement des droits de douane sur les volumes dépassant ces quotas.
Le texte prévoit de réduire de près de moitié les volumes d’acier importés sans droits de douane et de doubler les droits appliqués au-delà des quotas. Ces mesures doivent permettre d’éviter une nouvelle déstabilisation du secteur sidérurgique européen, déjà fragilisé par des années de concurrence déloyale et par une surproduction mondiale massive.
« L’Europe ne peut pas continuer à laisser des puissances étrangères casser nos filières stratégiques avec un acier bradé, produit dans des conditions environnementales et sociales que nous refusons chez nous. Défendre notre acier, ce n’est pas du protectionnisme naïf, c’est du bon sens économique, écologique et géopolitique », poursuit-il.
« Il faut aller plus loin. »
Nous devons maintenant regarder toute la chaîne de valeur. Quand des véhicules produits en Chine profitent de cet acier artificiellement bon marché et extrêmement polluant, il est légitime que l’Europe se protège aussi sur ce terrain.
« Certains grands constructeurs qui produisent massivement en Chine, BMW, Mercedes et d’autres vont peut-être protester. Les lobbys vont faire pression. Mais qu’importe, il est temps d’arrêter d’être naïfs ; temps d’arrêter se faire avoir, de protéger l’Union européenne. »
Conclusion
« Ce vote doit marquer un changement de doctrine européen. Pendant trop longtemps, l’Europe a cru qu’elle pouvait rester ouverte pendant que d’autres puissances organisaient la concurrence déloyale. Protéger nos industries stratégiques, défendre nos emplois et garantir notre autonomie ne doit plus être l’exception, cela doit devenir un réflexe européen » conclut Yvan Verougstraete.
Porte-parole – Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86