« L’Europe dépense chaque année des centaines de milliards pour importer son énergie. Une dépendance qui nous affaiblit, qui pèse sur nos économies et qui nous expose aux crises. Il est temps de changer de logique », déclarent Yvan Verougstraete, président des Engagés, et Jean-Luc Crucke, ministre du Climat et de la Transition environnementale.
Pour Jean-Luc Crucke, la Belgique doit utiliser tous les leviers disponibles pour réussir sa transition énergétique. « Renforcer notre capacité nucléaire est un choix de responsabilité, à condition bien entendu que les audits préalables, techniques, financiers et de sûreté confirment la pertinence et la viabilité d’un tel choix. Mais ce ne sera pas suffisant. Arrêtons d’opposer nucléaire et renouvelable. Nous devons investir massivement dans les renouvelables, renforcer nos réseaux et construire un mix énergétique solide et flexible. »
Création d’un fonds belge de souveraineté énergétique et d’électrification
Notre mouvement propose ainsi la création d’un fonds capable de mobiliser plusieurs milliards d’euros par an pendant dix ans afin de soutenir les infrastructures stratégiques : production d’énergie décarbonée, réseaux, stockage, isolation et électrification industrielle.
L’enjeu dépasse largement la Belgique. « En 2025, l’Union européenne a dépensé 340 milliards d’euros pour importer des énergies fossiles. Nous sommes en train de financer notre propre affaiblissement », rappelle Yvan Verougstraete.
La Belgique n’y arrivera pas sans l’Europe. Les Engagés demandent dès lors à l’Union européenne d’activer la clause de sauvegarde budgétaire afin de permettre un investissement exceptionnel dans l’indépendance énergétique européenne.
« Pour la Défense, l’Europe a su activer des leviers financiers considérables pour faire face à une crise majeure. L’énergie est aujourd’hui un enjeu du même ordre : une question de sécurité, de souveraineté, de prospérité et de résilience. On a besoin d’un New Deal sur l’énergie », soulignent les deux responsables politiques.
Un levier de relance économique européen
Au-delà de l’enjeu climatique, Les Engagés voient dans ce « New Energy Deal » un puissant levier de relance économique.
« Investir dans nos infrastructures énergétiques, c’est soutenir l’emploi, renforcer nos chaînes de valeur et recréer de l’activité sur notre territoire », insiste Yvan Verougstraete.
Pour Les Engagés, ces investissements constituent une « dette utile » : une dette qui réduit les dépenses futures liées aux importations fossiles tout en créant de la richesse et de l’emploi en Europe.
« Soit nous continuons à subir et à payer le prix de notre dépendance, soit nous investissons pour reprendre le contrôle. Nous appelons à la mise en place d’un véritable New Energy Deal européen afin de garantir notre souveraineté énergétique et redonner aux Européens la maîtrise du prix de leur énergie », concluent Jean-Luc Crucke et Yvan Verougstraete.
Porte-parole : Marine LAMBRECHT – 0495/340341