« L’ETS doit décarboner notre industrie et renforcer sa compétitivité. Nous devons tenir notre trajectoire climatique tout en donnant à nos entreprises les moyens de gagner la bataille industrielle. »
Alors que le Parlement européen travaille à la révision du système européen d’échange de quotas d’émission, le Président des Engagés défend une ligne claire : maintenir l’objectif de réduction de 90 % des émissions d’ici 2040 et utiliser les recettes de l’ETS pour accélérer la transformation de notre industrie.
La trajectoire proposée par la Commission est, selon lui, suffisante et ne doit pas être davantage assouplie. Il demande également une clause de rendez-vous au plus tard en 2035, afin de fixer la trajectoire après 2040, en vérifiant que les conditions permettant aux industries d’investir dans les solutions bas carbone sont effectivement réunies, et de donner aux investisseurs la visibilité nécessaire jusqu’à la neutralité climatique en 2050.
Sur les quotas gratuits, Yvan Verougstraete refuse de repousser leur disparition jusqu’en 2037 et défend une sortie en 2034, avec le maintien d’une condition essentielle : les entreprises qui en bénéficient doivent investir dans leur décarbonation et dans l’Union européenne.
La révision doit également mieux prendre en compte les entreprises européennes qui exportent. Nous devons faire de la décarbonation un avantage compétitif pour nos entreprises, y compris à l’export. Yvan Verougstraete propose ainsi d’attribuer des quotas gratuits aux entreprises exportatrices en fonction de la part de leur production effectivement exportée, afin de mieux cibler la protection sur les marchés où elles affrontent une concurrence internationale.
« Une entreprise européenne qui investit pour décarboner doit pouvoir rester compétitive sur les marchés mondiaux. La protection doit être ciblée sur les produits réellement exposés à la concurrence internationale, tout en conservant le signal-prix du carbone sur le marché européen. »
Enfin, Yvan Verougstraete veut que les recettes de l’ETS deviennent un véritable levier d’investissement industriel. Il défend l’affectation d’au moins 75 % des recettes aux priorités climatiques et industrielles européennes, en cohérence avec le futur Fonds européen pour la compétitivité, ainsi qu’un Innovation Fund davantage tourné vers le déploiement industriel et le passage à l’échelle.
« Garder l’ambition, tenir les échéances et mettre l’argent là où il décarbone : c’est cela, un ETS qui travaille pour l’industrie européenne. »