Pendant que nos entreprises respectent nos règles, certaines plateformes ont construit leur modèle sur nos failles. Cela ne peut plus durer. Avec cette réforme, les plateformes comme Shein, Temu ou AliExpress ne pourront plus se cacher derrière des millions de petits colis envoyés directement aux consommateurs européens.
« Lorsqu’elles organisent ces ventes à distance, elles pourront désormais être considérées comme importateurs et devront fournir les informations nécessaires aux douanes, assumer leurs obligations et surtout répondre de la conformité des produits qu’elles mettent sur notre marché. »
Un droit de traitement européen sera également instauré pour les marchandises commandées directement depuis des pays tiers. Il permettra de couvrir une partie du coût généré par cette véritable déferlante de petits colis et encouragera les importations groupées, beaucoup plus faciles à contrôler.
« On ne peut pas demander à nos entreprises de respecter toutes les règles européennes et laisser leurs concurrents contourner le système colis par colis. Même marché, mêmes règles, même responsabilité » martèle l’élu européen.
Des douanes européennes qui passent à l’offensive
La réforme ne se limite pas aux plateformes. Elle modernise profondément le fonctionnement des douanes européennes avec la création d’une Autorité douanière européenne à Lille et d’un espace européen de données douanières.
À terme, celui-ci remplacera au moins 111 systèmes informatiques actuellement utilisés par les administrations nationales. L’objectif : mieux croiser les informations, identifier les risques en amont et cibler les contrôles sur les marchandises réellement problématiques.
« Nos douaniers ne peuvent pas contrôler efficacement des milliards de colis avec des outils du siècle dernier. Il faut arrêter de courir derrière les paquets et commencer à identifier les problèmes avant qu’ils n’arrivent chez le consommateur. »
Pour Yvan Verougstraete, cette réforme marque une étape importante pour rétablir une concurrence équitable.
« Nous ne fermons pas la porte au commerce mondial. Nous fermons les portes aux passe-droits. Le commerce en ligne est le bienvenu en Europe. La triche, elle, ne l’est plus » conclut-il.
Porte-parole : Emmanuel Foulon – +32 497 59 41 86