Cette initiative intervient après les nombreuses interrogations suscitées par la décision exceptionnelle ayant permis à Folarin Balogun de disputer le huitième de finale de la Coupe du monde face à la Belgique, malgré un carton rouge reçu lors de la rencontre précédente. Même si la Belgique s’est finalement imposée largement sur le score de 4 buts à 1, le dossier n’est pas clos pour autant et de nombreuses questions se posent.
Nous souhaitons déterminer si cette décision a pu être influencée par des pressions politiques exercées par l’administration du président américain Donald Trump et si le président de la FIFA, Gianni Infantino, a respecté les obligations de neutralité politique inscrites dans les statuts et le Code d’éthique de l’organisation.
« Les associations nationales de football ne sont pas de simples spectatrices. Elles sont membres de la FIFA et disposent des moyens statutaires pour demander des comptes lorsque l’intégrité de l’institution est en jeu. Les règles doivent être les mêmes pour tous, sans exception et sans intervention politique », déclarent les députés signataires dont font partie Barry Andrews (IR), Lara Wolters (NL), Niels Fuglsang (DA) ou encore Yvan Verougstraete (BE).
La lettre rappelle que l’article 4 des Statuts de la FIFA impose à l’organisation une stricte neutralité politique et religieuse, tandis que le Code d’éthique prévoit des sanctions lorsque cette obligation est violée. Les députés estiment que les fédérations membres ont également le devoir de veiller au respect de ces principes et d’exiger que les dirigeants de la FIFA rendent des comptes lorsqu’il existe des éléments susceptibles de mettre en cause leur impartialité.
Les députés soulignent que leur démarche ne vise pas le joueur Folarin Balogun lui-même.
« Notre objectif n’est pas de remettre en cause un joueur, mais de défendre l’égalité de traitement et l’intégrité du football. Si les règles peuvent être modifiées sous l’effet de pressions politiques, c’est la crédibilité de toutes les compétitions internationales qui est en cause. »
Les parlementaires invitent désormais les 27 fédérations européennes à rejoindre les appels déjà lancés, notamment par la Fédération norvégienne de football, afin qu’une enquête indépendante soit ouverte sur le processus ayant conduit à la levée de la suspension de Folarin Balogun et, plus largement, sur le respect par la FIFA de son obligation de neutralité politique.