Dans ce contexte, si l’on examine de plus près le cas de Fabien Pinckaers, nous pourrions considérer que le montant à prendre en compte n’est pas la valeur «potentielle» de ses actions, mais bien l’investissement initial qu’il a consenti.
Concrètement, le CEO d’Odoo n’a investi qu’une très faible part de ce que représentent aujourd’hui, en théorie, ses actions. L’écart correspond à la plus-value qu’il réalisera le jour où il décidera de les céder. C’est précisément pour assurer une certaine solidarité autour de cette création de richesse qu’une taxe sur les plus-values a été instaurée. J’ai d’ailleurs constaté que Fabien considère lui-même que cela se justifie pleinement 👍.
Il n’est donc pas nécessaire de « sauver » qui que ce soit. En revanche, si un jour Fabien Pinckaers vend ses actions et choisit ensuite de réinvestir ces montants, il devra s’acquitter d’une contribution, puisque cet argent continuera à « travailler ».
Bref, au-delà des caricatures, il est essentiel de réfléchir à la manière dont une telle contribution pourrait être ajustée et appliquée.
Comme souvent, au-delà des principes, c’est la mise en pratique qui est déterminante si l’on veut atteindre l’objectif fixé.
C’est pourquoi Les Engagés ont décidé de mettre en place un Comité d’experts consultatifs, chargé de réfléchir également à la façon dont cette contribution pourrait encourager les investissements dans les start-up européennes (par exemple en prévoyant certaines exonérations).