Superprofits énergétiques : « La Belgique doit rejoindre le camp de ceux qui veulent capter la rente de crise »

Le Président des Engagés demande à la Belgique de rejoindre le camp des États membres qui veulent capter une partie de la rente de crise générée par les profits exceptionnels des groupes énergétiques. Une initiative déjà soutenue par l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, le Portugal et l’Autriche.

Yvan Verougstraete interpellera également le Conseil, en sa qualité de député européen, sur les suites qu’il entend donner à cette initiative.

La flambée des prix de l’énergie met à nouveau les ménages et les entreprises sous pression. Dans le même temps, certaines entreprises du secteur pétrolier bénéficient de profits exceptionnels directement liés à cette situation de crise.

Une partie de cette rente de crise doit pouvoir être captée et redistribuée, dans le respect des règles de concurrence.

« Ce n’est pas une taxe sur la réussite. C’est la captation d’une rente de crise. Quand une situation exceptionnelle permet à certaines entreprises de réaliser des bénéfices exceptionnels, il n’est pas logique que toute cette rente reste entre leurs mains alors que les ménages et les entreprises en supportent le coût. »

L’Allemagne, le Portugal, l’Autriche et plusieurs autres États membres demandent aujourd’hui à la Commission européenne de présenter des solutions au niveau européen.

« Cette réponse doit être européenne. Si nous voulons garantir un juste fonctionnement du marché, nous ne pouvons pas laisser chaque État agir seul. Quand le marché dysfonctionne, l’Europe doit pouvoir intervenir pour rétablir une concurrence équitable. »

Yvan Verougstraete demande dès lors au gouvernement belge de rejoindre cette initiative et de porter cette position au niveau européen.

« Nous voulons que la Belgique rejoigne le camp des États membres qui demandent à capter une partie des surprofits générés par cette crise.

Nous défendrons cette position au sein du gouvernement belge et, au Parlement européen, par toutes les voies possibles. Nous empêcherons en tout cas que la Belgique s’y oppose. »

« Une crise ne peut pas devenir une opportunité de rente pour quelques acteurs. Une partie de cette rente doit revenir à la collectivité. »

 

Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86