Les événements survenus lors de ce Conseil européen rendent une chose évidente : « le système Orbán n’est plus seulement un problème hongrois, il constitue désormais une menace directe pour l’unité, la crédibilité et l’avenir de l’Union européenne ».
Après seize années au pouvoir, Viktor Orbán ne se contente pas d’affaiblir les contre-pouvoirs démocratiques dans son pays, il exploite aussi les failles institutionnelles de l’Union pour faire pression sur ses partenaires, affaiblir le soutien à l’Ukraine et paralyser l’action commune à un moment géopolitique critique. Pour les démocrates européens, « il s’agit d’un détournement inacceptable des règles et des valeurs de l’Union. »
« Faire preuve de courage »
“Il est temps d’ouvrir le débat sur la gouvernance. Ceux qui continuent à nier la question institutionnelle s’assument chaque jour qui passe la responsabilité de l’échec et de la paralysie européenne. 14 leaders sont suffisants pour lancer le processus: nous demandons qu’on fasse preuve de courage et de ne plus confondre le ‘réalisme’ avec le déni de l’urgence” expliquent les leaders du Parti démocrate européen.
« Orban est une menace pour l’Europe. Ne plus tolérer l’intolérable »
Pour Yvan Verougstraete, « Viktor Orban est une menace pour l’Europe. »
« Ce qui s’est passé hier est politiquement et moralement inacceptable. Orbán et Fico ont montré que, face à la guerre sur notre continent, ils sont prêts à affaiblir l’Europe et à trahir l’Ukraine pour des calculs politiques à court terme. » explique-t-il.
« Si un gouvernement peut détourner le processus décisionnel de l’Union tout en démantelant la démocratie chez lui, alors c’est l’ensemble du projet européen qui est en danger. L’Europe doit cesser de tolérer l’intolérable. »
« L’Europe doit faire preuve d’unité »
« Le Conseil européen d’hier a démontré avec brutalité que Viktor Orbán a transformé son système de pouvoir en une arme contre l’Europe elle-même. Alors que l’Ukraine lutte pour sa survie et que l’Europe doit faire preuve d’unité, Orbán a choisi le sabotage, le chantage et l’obstruction. Ce n’est ni du patriotisme, ni de la souveraineté, c’est un usage cynique des règles européennes à des fins électorales internes » explique quant à lui le député européen Sandro Gozi.
« L’Union européenne ne peut pas rester sans défense face à un dirigeant qui affaiblit systématiquement l’État de droit chez lui et la solidarité européenne à l’extérieur. Nous avons besoin d’instruments plus forts, de sanctions plus fermes et, si nécessaire, d’une révision des traités » rajoute-t-il.
Défendre l’État de droit, c’est protéger la démocratie
Dans une déclaration conjointe, les deux députés européens alertent : le modèle illibéral de Viktor Orbán dépasse désormais la Hongrie et commence à contaminer d’autres États. Sans réaction claire et déterminée, ces dérives menacent directement l’avenir de l’Union.
Dans leur question parlementaire, ils interrogent la Commission sur l’efficacité des outils existants, notamment l’article 7, et appellent à des mesures plus fortes, y compris une possible révision des traités, pour éviter toute paralysie.
À quelques semaines des élections hongroises, ils dénoncent aussi l’instrumentalisation de la crise ukrainienne à des fins électorales, révélatrice des failles d’une Union encore trop vulnérable aux blocages internes.
« Pour le Parti démocrate européen, défendre l’État de droit, c’est protéger la démocratie et la capacité d’action de l’Europe face à ceux qui l’affaiblissent de l’intérieur. » concluent les deux dirigeants du Parti Démocrate européen.
Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 0497 59 41 86