L’application provisoire de l’accord Mercosur est une erreur majeure

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur doit s’appliquer à titre provisoire à partir du 1er mai prochain, a annoncé lundi la Commission européenne.

« C’est une erreur politique majeure », dénonce Yvan Verougstraete, Eurodéputé et Président des Engagés.

« On demande toujours plus d’efforts à nos agriculteurs : respect des normes environnementales, traçabilité, bien-être animal. Et dans le même temps, on ouvre notre marché à des produits qui ne respectent pas les mêmes exigences », souligne-t-il.

« Ce n’est pas du libre-échange équitable. C’est de la concurrence déloyale. »

L’Eurodéputé dénonce également le déni démocratique que représente cette décision : « La Commission s’entête dans un modèle de libre-échange qui ignore nos standards, nos agriculteurs et nos citoyens. Elle s’enferme dans des accords qui prônent le libre échange au mépris du juste échange. »

Le Parlement européen a obtenu la saisine du dossier, une étape cruciale pour faire toute la lumière sur les impacts de cet accord et peser sur la décision finale.

« Mais la Commission décide de passer outre, aveuglée par les sirènes du libre échange et le calcul de court terme »

Nous ne sommes pas contre les accords commerciaux mais pas pour n’importe quel accord, et certainement pas pour un accord qui fragilise l’Europe et notre indépendance. Nous sommes pour le juste échange.
« L’ouverture ne doit jamais signifier l’abandon »

« Ces vieilles recettes mettent à mal nos standards, nos valeurs mais aussi notre compétitivité et notre prospérité. L’ouverture ne doit jamais signifier l’abandon », insiste Yvan Verougstraete.

« Il est impératif que l’Europe change de cap, qu’elle propose un modèle de commerce international alternatif, qui protège nos agriculteurs, notre économie et nos standards européens, plutôt que d’imposer un libre-échange déséquilibré au détriment de l’Europe. »

 

Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86