Fraude alimentaire : l’Europe déploie l’intelligence artificielle pour mieux protéger les consommateurs

L’Union européenne renforce ses outils pour lutter contre la fraude alimentaire et les contaminations. « Avec TraceMap, une nouvelle plateforme d’intelligence artificielle destinée aux autorités de contrôle, l’Europe entend détecter plus rapidement les risques tout au long de la chaîne agroalimentaire. Cet outil permettra notamment de cartographier la chaîne d’approvisionnement et de repérer plus rapidement les produits à risque », souligne Yvan Verougstraete, membre des commissions Santé publique et Protection des consommateurs du Parlement européen.

« Concrètement, TraceMap va permettre de repérer plus rapidement les produits à risque, de suivre plus facilement leur parcours dans la chaîne alimentaire et d’agir plus vite pour retirer du marché les produits dangereux.» explique l’Eurodéputé.

« La plateforme permettra aussi aux autorités nationales d’analyser plus rapidement les données disponibles au niveau européen afin d’identifier des produits frauduleux, des contaminations ou des opérateurs suspects. »

« Cet outil illustre l’importance d’une action européenne coordonnée face à des chaînes d’approvisionnement toujours plus complexes et mondialisées ».

« Les scandales alimentaires ne s’arrêtent pas aux frontières. Les chaînes d’approvisionnement sont mondiales, nos outils de contrôle doivent l’être aussi. L’Europe doit être capable d’identifier rapidement les risques, d’agir vite et de protéger efficacement les consommateurs », insiste-t-il.

Une version pilote de la plateforme a déjà permis de soutenir le rappel de lots de lait pour bébés contaminé contenant de l’huile ARA importée de Chine.

Un sujet particulièrement sensible pour l’eurodéputé belge, qui s’est déjà mobilisé à plusieurs reprises pour renforcer les contrôles et la transparence sur les produits destinés aux nourrissons. « Lorsqu’il s’agit de lait pour bébé, la tolérance au risque doit être zéro. Les parents doivent avoir une confiance totale dans ces produits. »

Précision importante : « Les entreprises n’auront pas de charges supplémentaires : elles continuent de fournir les informations déjà requises par la réglementation existante, et c’est l’outil qui les exploite mieux pour protéger les consommateurs. »

En conclusion : « Les crises alimentaires nous rappellent que la vigilance ne peut jamais faiblir. L’Europe doit rester à la pointe pour protéger les consommateurs. Chaque progrès qui permet de détecter plus rapidement une contamination est une avancée pour notre sécurité alimentaire », conclut Yvan Verougstraete.

 

Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86