Conseil européen, compétitivité et industrie, l’Europe doit passer des intentions aux décisions

À la veille du Conseil européen des 19 et 20 mars, consacré notamment à la compétitivité, à l’énergie et à l’industrie, Yvan Verougstraete appelle à des décisions concrètes pour restaurer la capacité de l’Europe à produire, investir et innover.

« L’Europe ne manque pas de diagnostics, elle manque encore trop souvent de décisions. Le constat est connu. Nos industries font face à des coûts énergétiques trop élevés, à une concurrence mondiale accrue et à une fragmentation persistante de notre marché. Ce Conseil européen doit marquer un tournant. » annonce l’Eurodéputé Vice-Président de la Commission Industrie et en charge du rapport compétitivité du parlement européen.

D’abord, sur l’énergie

« Si nous voulons rester une puissance industrielle, nous devons retrouver des prix de l’électricité compétitifs, autour de 50 euros par MWh pour les industries. Cela passe par une accélération massive de l’électrification, par le développement des contrats de long terme et par une réflexion sans tabou sur notre modèle de formation des prix ».

Ensuite, sur le marché du carbone

« Le système ETS est un pilier de notre transition climatique. Il doit être préservé. Mais préserver ne veut pas dire ignorer ses effets. Nous devons garantir la prévisibilité des prix, éviter les effets de volatilité excessive et protéger efficacement nos industries exposées à la concurrence internationale.

« Stabiliser le coût de la décarbonation, ce n’est pas ralentir la transition. C’est la rendre possible. »

Enfin, sur la compétitivité

« L’Europe doit aller au bout de sa logique de marché unique, lever les barrières qui freinent encore les entreprises et mobiliser massivement l’investissement. Cela suppose une politique industrielle claire, une meilleure utilisation des ressources européennes et une véritable stratégie pour nos secteurs névralgiques. »

Nous sommes à un moment charnière

L’enjeu est simple. Soit l’Europe crée les conditions pour que ses entreprises produisent, innovent et investissent sur son sol. Soit elle prend le risque de voir ces capacités partir ailleurs. Ce Conseil européen doit envoyer un signal clair.

« L’Europe doit protéger sa base industrielle tout en accélérant sa transition.
Elle doit faire les deux. Et elle doit le faire maintenant
» conclut Yvan Verougstraete

 

 

Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497594186