« Ces violations du droit international liées aux colonies, combinées à des pratiques commerciales potentiellement frauduleuses, constituent des motifs sérieux pour remettre en cause l’application de l’Accord d’association UE-Israël » ajoute-t-il.
Un cadre européen clair… mais très peu appliqué
L’Union européenne applique en théorie une politique de différenciation claire : les produits issus des colonies ne peuvent pas être commercialisés comme “Made in Israël”. Il s’agit d’une obligation juridique. Mais dans les faits, cette distinction est très loin d’être garantie. Les contrôles restent difficiles, et des produits continuent à circuler sur le marché européen dans des conditions qui ne reflètent pas leur origine réelle.
Cette situation ne peut plus être considérée comme une simple difficulté technique.
« L’Union européenne ne doit pas contribuer, même indirectement, au maintien et au développement de situations illégales au regard du droit international » affirme Yvan Verougstraete.
Vers une interdiction des importations
Pour Yvan Verougstraete, la logique est claire. « Si l’Union européenne veut être cohérente avec ses engagements en matière de droit international, elle doit interdire les importations de produits issus des colonies. »
Une telle évolution permettrait de mettre fin aux incohérences actuelles et d’assurer que le marché européen ne contribue pas à une situation jugée illégale.
Nous interpellons la Commission européenne
Dans ce contexte, Yvan Verougstraete interpelle la Commission européenne, aux côtés des eurodéputées Ana Miranda Paz et Cecilia Strada.
« Nous voulons savoir comment les règles existantes sont appliquées et pourquoi leur application reste à ce point défaillante. C’est aussi l’occasion pour la Commission de prendre ses responsabilités et d’adapter enfin sa position. »
Suspendre l’accord d’association UE-Israël
Au-delà de la condamnation politique, la réalité est simple : tant que ces produits circulent sur le marché européen, ils continuent d’alimenter économiquement un système que l’Union européenne considère elle-même comme illégal.
Je le dis clairement : les violations du droit international liées aux colonies, combinées à des pratiques commerciales potentiellement frauduleuses, constituent des motifs sérieux pour remettre en cause l’application de l’Accord d’association UE-Israël.
La Commission européenne doit reconnaître ces faits, prendre ses responsabilités et activer les mécanismes prévus par l’accord.
L’Europe ne peut pas condamner l’illégalité des colonies d’un côté, et continuer à en accepter les produits de l’autre. La cohérence n’est pas une option, c’est une obligation.
Porte-parole : Emmanuel Foulon – 0032 497 59 41 86